mar. Août 3rd, 2021

Avant d’entamer la montagne dimanche, le peloton doit faire face à une 14e étape compliquée, samedi, entre Carcassonne et Quillan, avec 184 kilomètres à parcourir.

La 14e étape, samedi 10 juillet, entre Carcassonne et Quillan (184 kilomètres) marque l’entrée du Tour de France 2021 dans les Pyrénées. Si la haute montagne n’est pas encore au programme, l’étape sera difficile pour le peloton. Après deux étapes plates qui ont permis au peloton de se ressourcer un peu et fait entrer Mark Cavendish un peu plus dans la légende de la Grande Boucle, la 14e étape présente un menu copieux entre Carcassonne et Quillan. Pas moins de cinq difficultés sont répertoriées sur un tracé particulièrement vallonné. Ce sont principalement des cols courts – hormis le col de la Croix des Morts (2e catégorie, 6,8 km à 5,7%) – mais qui casseront les pattes de nombreux coureurs. Le col de Montségur (2e catégorie, 4,2 km à 8,7%) et la côte de Galinagues (3e catégorie, 2,2 km à 9%) seront exigeants avant de conclure la journée par le col de Saint-Louis (2e catégorie, 4,7 km à 7,4%), dont le sommet placé à 17 kilomètres de la ligne permettra d’obtenir des bonifications pour les trois premiers.

Matej Mohoric, Dylan Teuns et maintenant Wout Poels ? Le Néerlandais souhaitera en tout cas imiter ses deux équipiers de l’équipe Bahrain-Victorious, respectivement vainqueurs de la septième et huitième étape. Lors de cette dernière, Wout Poels avait passé une grande partie de la journée à l’avant pour décrocher les points du classement de la montagne. Il avait enfilé la tunique à pois le soir même avant de la perdre dès le lendemain au profit de Nairo Quintana. Avec onze points de retard sur le Colombien, Wout Poels a mathématiquement l’occasion de reprendre le maillot à pois puisque 19 points au maximum peuvent être marqués sur cette 14e étape. Le vainqueur de Liège-Bastogne-Liège 2016 n’a plus levé les bras depuis plus de deux ans mais a les qualités pour briller sur un tracé aussi vallonné.

Le coureur français de l’équipe Novo-Nordisk (Continental Pro), né à Carcassonne, analyse le tracé du jour : « C’est assez escarpé, avec plusieurs difficultés répertoriées. Ça va être une étape pour les baroudeurs, voire pour les favoris. Il peut y avoir beaucoup de suspense sur ce type d’étape, car ça grimpe dès le début. Le col de Montségur n’est pas long mais il est très pentu (4,2 km à 8,7%). Avec la fatigue dans les jambes, ça peut être une étape de transition qui fait très mal. Le peloton pourrait laisser partir l’échappée pour se reposer avant les Pyrénées. Je vois bien les baroudeurs profiter des difficultés du début pour s’échapper, et se faire rattraper dans le final pour une explication entre favoris. Un coureur comme Anthony Perez (Cofidis), qui est en forme sur ce Tour, pourrait apprécier ce type de parcours. Ce sera un vrai bras de fer à l’avant. »

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