Guerre en Ukraine, en direct : le G7 « ne reconnaîtra jamais » les référendums russes en Ukraine

Pour Silvio Berlusconi, Vladimir Poutine a été « poussé » à envahir l’Ukraine

« [Vladimir] Poutine s’est retrouvé dans une situation vraiment difficile et dramatique », a expliqué jeudi soir à la télévision publique Rai Silvio Berlusconi, le patron de Forza Italia (droite), qui se présente dimanche aux législatives dans une coalition avec deux partis d’extrême droite, Fratelli d’Italia, de Giorgia Meloni, et la Ligue, de Matteo Salvini. Ces trois formations devraient remporter les élections, selon les sondages.

« Une mission des deux républiques prorusses du Donbass est allée à Moscou, a parlé avec tout le monde, les radios, la presse, la télévision, avec les gens du parti [de Vladimir Poutine], les ministres du parti, et puis est allée le voir en délégation pour lui dire : “Zelensky a intensifié les attaques des forces ukrainiennes contre nos forces sur nos frontières. Nous sommes maintenant à 16 000 morts. S’il vous plaît, défendez-nous, parce que si vous ne le faites pas, nous ne savons pas ce qui va se passer” », a-t-il développé.

Selon lui, Vladimir Poutine a ensuite été « poussé par la population russe, par son parti, par ses ministres, à engager cette “opération spéciale”, c’est comme ça qu’elle a été appelée au départ, selon laquelle les troupes russes devaient entrer et en une semaine rallier Kiev, remplacer le gouvernement Zelensky par un gouvernement de personnes décentes et en une semaine repartir ».

Ses propos ont déclenché un tollé, et Silvio Berlusconi a estimé vendredi qu’ils avaient été « simplifiés », évoquant une guerre « injustifiable ». « Nous sommes et serons toujours du côté de l’Europe, des Etats-Unis, de l’Occident, de l’Alliance atlantique », a-t-il assuré sur Instagram.

Le chef du Parti démocrate, Enrico Letta, donné en deuxième position aux législatives derrière Giorgia Meloni, a fustigé des « déclarations scandaleuses et gravissimes ». Sur Twitter, Pieyre-Alexandre Anglade, président de la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale en France, a accusé Silvio Berlusconi, Giorgia Meloni et Matteo Salvini d’être « les marionnettes de Poutine ». « Les conséquences des élections de ce dimanche en Italie dépasseront les frontières de la Péninsule. C’est l’unité de l’Europe face à la Russie qui se joue aussi », a-t-il estimé.

Pour la vice-présidente du Parlement européen, l’Italienne Pina Picierno (Parti démocrate), Silvio Berlusconi « jette le masque atlantiste et européen et montre le vrai visage de la droite italienne : ennemie de la liberté, amie des autocrates ». L’eurodéputée socialiste espagnole Iratxe Garcia Perez a de son côté dénoncé « des propos choquants ».

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