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Lundi 23 septembre

Côte d'Ivoire/Accès à l’information et droit des femmes: Le plaidoyer d’une Coalition d’Ong

Société, 24.07.2019 17:34, vu 214 fois
Aimée Zebeyoux, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme
Aimée Zebeyoux, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme
L’accès
à
l'information
est
un
droit
reconnu
à
toute
personne
physique
 ou
 morale.
Il
s’agit
du
droit
de
chercher,
d’accéder
à
ou
d’obtenir
des
informations
auprès
des
organismes
 publics
 et
 des
 organismes
 privés
 qui
 exécutent
 des
 missions
 de
 service
 public,
ainsi
que
du
devoir incombant
 aux organismes précités de
révéler
 de
telles
informations. Ce droit appartient aussi bien à l’homme qu’à la femme en vertu de l’égalité de droits prévue par la déclaration universelle des droits de l’homme et garantie par la constitution ivoirienne. Ainsi, la femme en tant que entité de la sphère sociale, qu’elle soit haut- cadre, vendeuse au marché, rurale, urbaine, pauvre, illettrée, ivoirienne ou étrangère etc. a droit à l’information, droit qui lui permettra une participation éclairée à la vie publique. L’accès à l’information est essentiel
pour
la
connaissance
et
la
jouissance
 des
 droits
 socio‐économiques, civiques et politiques inhérents à la femme. L’utilisation de celui-ci contribue à améliorer et revendiquer les autres droits
fondamentaux, en occurrence le droit à la santé, l’éducation, l’environnement, l’eau etc. Cependant, malgré les avancées au niveau du cadre juridique et institutionnel régissant le droit à l’information avec l’art 18 de la nouvelle constitution et la loi n°2013-867 du 23 décembre 2013, l’implémentation de ce droit, notamment son utilisation pour la femme en général, reste un défi. Certains préjugés socioculturels profondément ancrés, l’analphabétisme, la pauvreté et l’ignorance, entravent son exercice. La femme et surtout la femme rurale n’est pas très consciente de l’importance d’utiliser le droit d’accès à l’information ou ignore totalement son existence.

La collecte, la gestion et la publication des informations doivent être ventilées par sexe.

En vertu de l’égalité de droits, nul
 ne
 devrait
 être
 privilégié
 ou
défavorisé
 dans
 l'exercice
 du droit à l’information. Il ressort du dernier recensement de la population que la Côte d'Ivoire compte 51,7 % d'hommes et 48, 3% de femmes. La femme représente environ la moitié de la population. Il est donc important que ses particularités soient prises en compte dans l’exercice du devoir d’informer. Par conséquent, pour garantir un accès égalitaire à l’information aux femmes et aux filles, les informations doivent être ventilées par sexe. Une telle démarche permettra de révéler les disparités entre les femmes et les hommes dans différents domaines. Les statistiques, notamment en matière de santé, mortalité, participation à la vie professionnelle, éducation et formation, économie informelle, agriculture, entrepreneuriat, doivent être ventilées par sexe afin de mettre en lumière ces inégalités et envisager des politiques pour les corriger.
 Aussi, les
organismes
publics, dans la mesure où ils
réalisent des activités au profit des administrés, devraient collecter, gérer et diffuser les informations sur ces différentes activités et les rendre accessibles aux personnes
susceptibles
d’être
particulièrement
concernées
par
le
sujet
faisant
l’objet
de
l’information. Les femmes et les filles par exemple doivent être informées de tout ce qui peut contribuer
à leur autonomisation ou
émancipation.

La divulgation proactive doit être accessible aux femmes

La divulgation proactive de l’information se fait nécessairement par le canal de l’internet. Or en Côte d’Ivoire, le taux de pénétration d’internet est d’environ 26% selon l’Union Internationale des Télécommunications (UIT 2017). Quoique important, l’internet reste malheureusement accessible à une minorité de personnes et encore moins à la femme. Aussi, selon la Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Pr Bakayoko-Ly Ramata, «75% des femmes rurales vivent en dessous du seuil de pauvreté». En effet, ces femmes sont plus préoccupées à la lutte quotidienne pour leur subsistance. Elles appréhendent l’internet comme une activité superflue. A la réalité, la participation des femmes à l’économie numérique reste largement entravée par la pauvreté, les difficultés d’accès aux technologies numériques, le manque de formation et de compétence, l’analphabétisme et les préjugés socioculturels. Pour pallier ce déséquilibre, Le
 gouvernement
 doit 
 promouvoir
 et
 faciliter
 l’accès
 public
 et
 sans
 restriction
 à
 l’internet,
et
en
particulier
aux femmes, aux populations rurales et celles vivant
dans
la pauvreté. Il pourrait par exemple prévoir des salles de lecture électronique dans les centres de documentation des organismes publics ou dans les bibliothèques publiques et définir des lieux d’affichages systématiques tels que les préfectures, les sous-préfectures, les mairies etc.

Pour la coalition pour l’Accès à ‘information et la CAIDP

Mme KONE NONTIHES

Source : sercom

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